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Le monde des abeilles 2. l'abeille et sa colonie

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Le monde des abeilles 2. l'abeille et sa colonie

Message par lea » mer. 11 mars 2009, 19:14

Avoir une ruche dans jardin, oui c'est possible, nous venons de le découvrir.
http://www.jardinature.net/forum/ftopic ... -asc-.html


Mieux connaître l'abeille et la vie de sa colonie sera le sujet de ce nouveau dossier.

Indispensable pour la comprendre, l'apprécier, la soigner, la remercier de nous offrir le miel, qui ravit nos papilles.

A bientôt
Léa

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Message par lea » jeu. 12 mars 2009, 21:30

Les abeilles vivent dans une colonie structurée.

Le nid :

Comme nous l’avons vu dans l’autre dossier, le nid des abeilles est le centre vital de la ruche. Il est formé de rayons construits parallèlement, et constitué par des cellules hexagonales bâties avec la cire, que produisent les abeilles ouvrières.

Ces cellules ou alvéoles, abriteront les oeufs, larves et nymphes ; on parlera alors de couvain, situé au centre du nid, développé sur les cadres.

La température de la ruche est régulée par les abeilles, que se soit pour l’hiver en calfeutrant tous les petits trous, fissures du bois, avec la propolis : gomme récoltée par les abeilles butineuses sur les bourgeons des arbres, ou que se soit en été, en ventilant.

Les sortes d’abeilles :

La colonie d’abeilles se compose de trois grands groupes différents :
- Une reine
- Plusieurs milliers d’abeilles
- Quelques milliers de mâles ou faux bourdons

Reine au milieu de ses abeilles
Image

Chaque groupe a une morphologie particulière et des rôles précis.
- le reine : pond les œufs et assure la descendance de la colonie
- les abeilles ouvrières assument toutes les tâches nécessaires à la survie de l’essaim
- les mâles ont pour tâche connue de féconder la reine.

La reproduction des abeilles est assez compliquée. Il existe un mécanisme afin de limiter la consanguinité. Entre les œufs fécondés qui sont diploïdes, ceux qui sont haploïdes etc etc…..

La reine fécondée ne pond que des œufs femelles « les abeilles », les ouvrières pondent des œufs non fécondés « mâles », mais il arrive aussi que la reine ponde des oeufs non fécondés ; la ruche va se dire, tiens il va falloir changer de reine....... Quand les œufs, ou larves ne correspondent pas à ce que la colonie a besoin, les ouvrières les détruisent.

La différence entre une reine et une abeille ouvrière, est simplement dûe à la nourriture reçue, à partir du troisième jour. Une future reine sera nourrie exclusivement à la gelée royale.

Le cycle biologique de la colonie :

Le cycle biologique représente les grandes étapes annuelles, qui détermine le développement de l’essaim, (la récolte de pollen, la ponte de la reine). Ce cycle est entièrement dépendant des saisons, de l’environnement, de la quantité et qualité des fleurs mellifères. D'où l'importance de l'abandon des produits nocifs pour les abeilles.

En fonction de la saison, on distingue deux sortes d’abeilles :

- les abeilles d’hiver.

Elles naissent à l’automne ou au début de l’hiver ; elles peuvent vivre jusqu’à six mois, selon la durée de l’hiver. Elles assurent la survie du couvain, de la reine, en maintenant la température dans la ruche. En fin d’hiver, la colonie possède une reine, et une quantité limitée d’abeilles ouvrières. La ponte de la reine reprend au printemps, et les abeilles d’hiver meurent et sont remplacées progressivement par les jeunes abeilles dites d’été.

- les abeilles d’été :

elles naissent au printemps et au cours de l’été. Leur vie est très courte : entre 3 semaines et 40 jours. Elles sont hyper actives, et assurent le développement de la ruche, et au stockage des réserves de miel pour l’hiver.


Abeille butineuse ( Photo Gérard Lorriaux)
Image

Entre le printemps et le mois de juin, c’est la période d’activité la plus intense. Les conditions climatiques et l’approvisionnement en pollen seront extrêmement importants pour la survie du groupe. La reine peut pondre jusqu’à 2000 oeufs par jour. C’est à cette période, à partir de mai, que se passe l’essaimage.

En juillet, la ponte de la reine commence à régresser, le fait de la baisse de la durée du jour est une coïncidence à prendre en compte, ainsi que la baisse du nombre de fleurs mellifères.

En août, la ponte de la reine chute considérablement, à cause de la chaleur et du manque de fleurs.

Septembre, les températures plus clémentes, et les fleurs d’automne, favorisent une nouvelle ponte plus modeste, mais qui donnera les abeilles d’hiver.

Abeille en septembre
Image

L’altitude et la latitude jouent un rôle important sur les cycles biologiques des abeilles.
Exemples :
- une colonie située prés du pôle, aura une activité plus longue les journées d’été, et aucune en hiver
- une colonie située prés de l’équateur, verra son activité durer tout au long de l’année mais des journées plus courtes.

Le cycle de développement des abeilles se calque aussi en fonction des floraisons de leur environnement
Exemple : les abeilles landaises ont un fort développement de leur colonie pendant la floraison des bruyères.

A suivre

:abei:
Léa

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Message par gerard lorriaux » ven. 13 mars 2009, 10:44

La reine au milieu : s u p e r b e ! :heart: :heart: :heart: :heart: :heart:

Sujet très intéressant. Merci.

Gérard
=;
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Vivre sans être utile à l'autre, c'est être bon à rien.
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Message par lea » sam. 14 mars 2009, 21:59

On continue donc.

Toutes les abeilles ouvrières sont distinctes et possèdes différents types de glandes pour des actions bien précises :

- glandes hypo pharyngiennes pour sécréter les substances destinées à nourrir les larves.
- glandes labiales ou mandibulaires pour sécréter la phéromone d’alarme en cas de danger pour recruter des ouvrières soldats.
- glandes de Nasanov pour sécréter une autre phéromone utilisée lors de l’essaimage, pour appeler les abeilles concernées et, maintenir la cohésion lors du vol
- glandes cirières pour fabriquer la cire

Durant sa vie courte, l’ouvrière va changer de comportement au fil des jours, et assumer tâche après tâche, toutes celles nécessaires à la survie de l’essaim :

- nettoyage des cellules
- alimentation du couvain
- operculation des cellules du couvain
- soins à la reine
- soins aux ouvrières
- alimentation des adultes
- ventilation
- construction et entretien des rayons
- réception du nectar
- amassage du pollen
- stockage du nectar
- gardiennage
- butinage

Les jeunes abeilles dans les premiers jours de leur vie s’occupent de l’intérieur de la ruche.

En vieillissant, elles assument les tâches à l’extérieur de la ruche.
(phénomène que l’on retrouve dans beaucoup de schéma de groupes d’insectes sociaux).

Trés grande faculté d’adaptation de l'abeille ouvrière : en fonction des besoins de la colonie, une abeille butineuse peut redevenir, pour un jour ou plus une abeille nourrice, et inversement.

L’abeille nettoyeuse
Image
Ce sont les très jeunes abeilles, qui sont chargées du nettoyage des cellules, afin d’accueillir la ponte de la reine. Des ouvrières plus âgées, s’occupent d’évacuer les débris et les cadavres d’abeilles mortes.


L’abeille nourrice ici une abeille nourrit une larve de reine (cellule royale)
Image
Les abeilles ouvrières nourrices assument les différents soins pour le développement du couvain. Elles produisent la nourriture pour les larves en fonction de leur catégorie : ouvrières, mâles, reines. La jeune abeille se nourrit énormément de pollen ; ensuite ses glandes hypo pharyngiennes pourront sécréter la nourriture adéquate.


L’abeille architecte et maçonne
Image_Image
Travail de groupe pour le gros-œuvre : les abeilles ouvrières se regroupent afin de fabriquer les rayons. Dans ce groupe, le travail est coordonné. Elles forment une sorte de chaîne et construisent les cellules du haut vers le bas. Ensuite les autres tâches, comme colmater les cellules, les fermer, sont des tâches individuelles.

A suivre..........

:abei:
Léa

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Message par lea » lun. 16 mars 2009, 19:07

L’abeille manutentionnaire

Ce sont des abeilles ouvrières qui récupèrent, soit le pollen, soit le nectar des abeilles butineuses, afin que celles-ci repartent en campagne.

Dans le cas de l’abeille, ayant ingurgité du nectar dans son jabot et arrivant dans la ruche, elle recherche une abeille « receveuse ».

Celles-ci échangent des « contacts » avec leurs mandibules et leurs antennes. L’abeille receveuse agréée, peut avec sa langue, aspirer le nectar du jabot de l’autre : cela s’appelle « trophallaxie ».

Deux abeilles en cours de transfert "prophallaxie" :
Image

Dans la zone du couvain, l’abeille receveuse va ingurgiter puis régurgiter et à nouveau ingurgiter le nectar, afin de le déshydrater pour obtenir du miel. La nouvelle substance doit avoir une concentration d’eau inférieure à 18 %. Tant que le miel n’a pas atteint cette proportion, l’abeille receveuse, ingurgitera, régurgitera etc etc :rolleyes:

Dans le cas de l’abeille ayant du pollen à ses pattes, arrivée dans sa ruche, elle va déposer ce pollen dans des cellules bien déterminées. Les ouvrières - manutentionnaires vont malaxer ce pollen avec de la salive et du miel, ingurgiter, régurgiter…… :rolleyes: .. Elles tasseront le pollen malaxé au fond des cellules ; quand celles-ci seront pleines, elles seront fermées afin d’assurer une bonne conservation.

L’abeille ventileuse

La ventilation de la ruche est assumée par des abeilles ouvrières de tout âge. La ventilation est nécessaire afin de réguler la température dans la ruche. Elles se positionnent à l’entrée de la ruche, battent des ailes, afin de créer un courant d’air.

la ventilleuse
Image

Il ne faut pas confondre avec le chauffage du couvain, où dans ce cas, les abeilles dégagent de la chaleur, en faisant vibrer les muscles de leur cage thoracique.

Lors de l’essaimage, les abeilles ventilent l’entrée de la nouvelle ruche, pour attirer des abeilles à proximité.

La pourvoyeuse d’eau.

L’abeille ouvrière peut être également désignée pour ramener de l’eau. En période chaude ou, lorsque la colonie est importante, les pourvoyeuses d’eau vont aspirer de l’eau, au point d’eau le plus proche, afin de refroidir la température du nid.

D'où l'importance d'un point d'eau prés des ruches :yawinkle:

Il existe une véritable coordination entre les ventileuses et les pourvoyeuses d’eau. Et toujours le même scénario, aspirer, ingurgiter, régurgiter………..

A suivre
:abei:
Léa

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Message par lea » mer. 18 mars 2009, 17:04

L’abeille gardienne

Ces abeilles assurent un rôle très important dans la survie de la ruche.
Elles vérifient, que les abeilles entrant dans la ruche, appartiennent bien à leur colonie. Ceci, afin d’éviter les pillages de miel, en période de disette. En cas de danger plus grave, elles appellent à la rescousse les abeilles ouvrières soldats.

Les abeilles gardiennes se tiennent à l’entrée et sur la planche d’envol, afin de « sentir » les abeilles entrant dans la ruche. Chacune possède une odeur définie correspondant à la ruche.

Elles surveillent par la même occasion les alentours proches, afin de prévenir une présence ennemie.

En cas de danger immédiat, les abeilles se rangent à l’entrée et dégagent des phéromones, afin d’appeler en renfort les abeilles ouvrières soldats.

Elles se cambrent sur leurs quatre pattes, mandibules en avant, antennes en l’air.

Les soldats vont venir former des rangs serrés derrière les abeilles gardiennes. Il s’agit tout d’abord d’impressionner le plus possible.
Si cela ne suffit, une première vague d’abeilles, tout aiguillon dehors, va tourbillonner autour de l’intrus avec piqûre, si necessaire.

Gardiennes en position de défense
Image

Gardienne "reniflant" pour reconnaissance une abeille entrante.
Image

A suivre

:abei:
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Message par lea » ven. 20 mars 2009, 12:30

L’abeille butineuse

Image

Ce sont des abeilles ouvrières, les plus âgées, qui assument cette tâche indispensable à la colonie.

Avant de devenir une butineuse, l’abeille effectue des vols d’orientation, afin de repérer l’environnement proche de la ruche. Cette mémorisation est nécessaire à l’abeille, pour qu’elle retrouve le plus facilement possible sa ruche.

Par ailleurs, elle retiendra également des détails environnementaux : repères topographiques, couleurs, odeur des fleurs visitées, orientation, afin de revenir butiner à cet endroit, plusieurs fois dans la journée.

Image

En fonction de l’état et du nombre d’abeilles dans la colonie, on peut découvrir de très jeunes abeilles, ayant fonction de butineuses ; mais généralement, ce sont des abeilles âgées de trois semaines à peu prés ; au bout de 4 à 6 jours de butinage, l’abeille meurt. Enfin de compte c’est la distance de butinage qui vieillit l’abeille. Ailes déchirées, métabolisation perturbée de son organisme.

En moyenne, une abeille butineuse effectue une dizaine de voyages par jour, mais peut en faire plus d’une centaine, en fonction de la proximité des fleurs mellifères.

Image

En de très bonnes conditions atmosphériques et d’une présence importante de variétés florales mellifères, la colonie peut récolter jusqu’à 5 kg de pollen par jour.

Image

Le nectar : substance produite par les nectaires des fleurs, glandes placées au fond de la corolle de la fleur. C’est pourquoi, seules les espèces d’abeilles à langue longue, peuvent aspirer et ingurgiter le nectar dans leur jabot. Arrivées à la ruche, elles transfèreront leur butin aux abeilles manutentionnaires. Actuellement, certains apiculteurs privilégient ce type d'abeilles

Le miellat : substance, fabriquée par les insectes (ex les pucerons), est déposée sur les végétaux parasités, puis récupérée par l’abeille butineuse , de la même façon que le miellat.

Le pollen : la dernière paire de pattes de l’abeille ouvrière butineuse est adaptée à la récolte du pollen. Lorsqu’une abeille butineuse se trouve sur une fleur, elle gratte avec ses pattes avant, le pollen s’accumule sur le corps, la tête, et après toute une manipulation du pollen avec du miel régurgité, elle forme une « pelote » déposée sur la corbeille (cavité sur le tibia) de la troisième paire de pattes. A ce moment, l’abeille butineuse est prête au retour vers la ruche.

Abeille : vol de retour
Image

La troisième paire de patte
Image

Les butineuses peuvent être spécialisées dans la recherche du nectar, ou du pollen. Elles peuvent faire aussi les deux. La quantité d’abeilles butineuses est déterminée par le couvain. Plus celui-ci est important, plus il faudra du pollen.

A suivre........
:abei:
Léa

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Message par méloé » sam. 21 mars 2009, 08:51

léa a écrit :
Abeille butineuse ( Photo Gérard Lorriaux)
Image

:abei:
Si je peux me permettre, il s'agit ici d'un diptère de la famille des syrphes: probablement une éristale gluante, et non d'une abeille (hyménoptère). :)

En passant, bravo et merci Léa pour tes topos sur la ruche et ses habitantes! =D> :sunny:

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Message par lea » sam. 21 mars 2009, 09:44

Pas de problème, :yawinkle: il y aura juste à rectifier dans la légende de cette photo :weedman:

la suite ce soir avec l'abeille ouvrière d'hiver,

Ensuite, la phase nuptiale et la ponte, l'essaimage, la colonie orpheline, cette série sera finie. De quoi lire encore pour la semaine. :emo3:

Aprés un thème pour "soigner, protéger les abeilles" ; pour le domaine sanitaire, je renverrai sur des sites ou des bouquins pour plus de précisions.

Et le dernier sujet sera un plaidoyer pour une abeille (ou un pollinisateur) à découvrir :yawinkle: il est en cours de rédaction :-$

:abei:

:yawinkle:
Léa

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Message par lea » sam. 21 mars 2009, 17:42

L’abeille ouvrière d’hiver

Comme nous l’avons vu plus haut, il y a des abeilles d’été, qui ont un cycle de vie très court, quelques semaines, et l’abeille ouvrière d’hiver, qui vit pendant les longs mois d’hiver.

Leur physiologie est légèrement différente des abeilles, dites d’été. Elles ont un corps plus gras, avec des réserves de lipides, pour faire face au froid.

Elles naissent après l’été, jusqu’au mois de novembre, au grand maximum. Elles assurent la survie de la colonie pendant l’hiver.

Les abeilles d’hiver doivent être saines et vigoureuses pour survivre plusieurs mois. L’arrivée du froid et le manque de fleurs, ralentisse le butinage, le supprime. Le couvain baisse en quantité, voir diminue complètement. A la sortie de l’hiver, ce sont les vieilles abeilles d’hiver, qui vont assumer le butinage ou deviendront nourrice pour les premières générations d’abeille de printemps, pour relancer l’activité de la ruche. Ensuite elles mourront.

Pendant les longs mois d’hiver, les abeilles se tiennent la plus part du temps serrées les unes aux autres, en grappe, pour maintenir une température positive dans la ruche. Si celle-ci a une bonne réserve de miel, les abeilles pourront s’alimenter pendant tout l’hiver. Toutefois, il est préférable, que de temps en temps, le temps soit plus clément, afin que les abeilles puissent vider leurs excréments à l’extérieur. Leur physiologie particulière leur permet, de garder dans leur abdomen ces excréments dans l’attente d’une température « douce » pour qu’elles puissent sortir en vitesse de la ruche et rentrer de suite.

Les apiculteurs professionnels prélèvent généralement le miel de la hausse en été, et sont donc obligés d’apporter une nourriture complémentaire à la colonie pour passer l’hiver.

Les apiculteurs amateurs, soit font de même, soit laissent la miellée d‘été, qui servira de réserve à la colonie. Au besoin, au tout début du printemps, un petit coup de pouce alimentaire leur sera apporté.

Nourrissage de mes abeilles, fin février 2009
Image

Car le printemps est en effet, une période cruciale pour la survie de la ruche. Les abeilles d’hiver reprenant le chemin du butinage ont besoin de miel pour se nourrir, le couvain redémarrant, en a besoin aussi. Si le printemps s’est réchauffé de bonne heure, puis devient froid et plusieurs, les abeilles peuvent être en danger par manque de nourriture.

Quelques instants aprés, on ne voyait plus l'assiette, recouverte d'abeilles.
Image

Il arrive parfois, qu’une colonie ait passé l’hiver sans encombre, et au printemps, elle meurt de faim.

La grappe d’abeilles est formée par toutes les abeilles de la colonie. De plus en plus serrée par grand froid. Pour dégager de la chaleur, les abeilles adoptent deux stratégies :

- Elles se regroupent en grappe, serrées les une contre les autres, de façon à limiter les courants d’air et conserver au milieu un maximum de chaleur. Périodiquement les abeilles de l’extérieur de la grappe, entrent au centre de la grappe pour se réchauffer, et d’autres prennent leur place.

- Elles contractent leurs muscles thoraciques pour dégager de la chaleur. La consommation de miel pendant l’hiver leur permet justement d’avoir suffisamment de force pour cela.

A suivre

:abei:
Léa

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Message par mumujp91 » sam. 21 mars 2009, 19:47

Léa : c'est magnifique et très intéressant ! :sunny:
Je suis bien contente de planter fleurs et arbustes pour elles (et les autres auxiliaires du jardin ) :heart:

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Message par zabette » sam. 21 mars 2009, 20:33

:abei:
vu un reportage sur france 5 :"disparition des abeilles, la fin d'un mystère"
http://www.programme.tv/disparition-des ... 786952.php

la vie sans abeilles :help: [-X [-X [-X ça fait peur!!

déjà aux USA de gros problèmes !!!

=;
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Message par lea » mer. 25 mars 2009, 14:50

Oui Zabette, d'ailleurs j'aborderais ce sujet dans "plaidoyer pour une abeille"

En attendant voici la suite de la vie d'une colonie.

La reine des abeilles

La reine a deux fonctions principales :
pondre, toujours pondre, encore pondre, et de réguler les activités de la ruche, par ses phéromones. Sa morphologie, plus grande et adaptée à la reproduction, la distincte aisément des abeilles ouvrières et des faux bourdons. (en taille réelle, la reine est 1/3 plus grande que l'ouvrière).

Image_Image_Image

La reine est unique dans une ruche.

La vie de la ruche dépend exclusivement d’elle. Seule la reine pondra des œufs fécondés, qui donneront les abeilles ouvrières, nécessaires pour toutes les tâches de la survie de la ruche. Les œufs, non fécondés, donneront les faux bourdons.

Dans une ruche établie, la reine peut vivre jusqu’à 5 ans.

Au printemps, dés les premières fleurs couvertes de pollen, la reine se remet à pondre. La ponte s’effectue au centre du nid, et du centre du rayon, vers l’extérieur. La reine inspecte d’abord, la cellule, préparée par les abeilles ouvrières ; ensuite elle pose son abdomen dans le fond de la cellule et dépose un œuf. Celui-ci sera fécondé ou non, en fonction de la taille de la cellule. La fécondation de l’oeuf se fait donc à la demande, une quantité infime de s????? provenant de sa poche spermathèque, est déposée ou non avec l’oeuf. La reine reconnaît avec pattes la taille des cellules ; les plus grandes sont pour les futurs mâles. Les petites pour les abeilles ouvrières.

Image

Le volume de la ponte dépend des saisons, des récoltes de nectar et de pollen. Une reine peut pondre au maximum 1500 à 2000 oeufs par jour. Et jusqu’à 200.000 par an.

Si les abeilles de la ruche deviennent trop nombreuses, la colonie doit se diviser : essaimer.

La reine en titre, est moins nourrie par les ouvrières :
- afin de réduire sa ponte,
- pour que son abdomen diminue de volume,
- afin faciliter son vol vers une autre ruche.

Pendant ce temps, les ouvrières élèvent des larves avec de la gelée royale, pour obtenir une nouvelle reine, qui elle, restera dans cette ruche.

Lorsque la première jeune reine naît, son premier travail, est d’éliminer les autres futures reines au sein même de leurs cellules. Si deux jeunes reines naissent en même temps, bagarre à mort. Elle ne perd pas son royal aiguillon, donc ne meurt pas.

Dans les trois premières semaines de sa vie, la nouvelle reine doit effectuer son vol nuptial, afin d’assurer la vie à la nouvelle colonie. Quand la jeune reine aura reperé l’environnement proche de sa ruche, elle est mordillée par les ouvrières, qui la pousse dehors.

Elle s’envole vers le lieu de rassemblement des mâles. Ceux-ci peuvent faire jusqu’à 17 km, pour se joindre au rassemblement, appelé en apiculture : la congrégation des mâles. La reine peut faire jusqu’à 3 km pour les rejoindre. Les conditions météo sont importantes : + 20 ° au minimum, pas ou peu de vent, ciel bleu et grande luminosité.

La reine traversera à plusieurs reprises le nuage, formé par le groupe de mâles. Les plus forts et les plus rapides pourront la féconder. La poche spermathèque de la reine doit être remplie le plus possible ; c’est une garantie d’une grande ponte pour plusieurs années, donc la vie de sa colonie. Les mâles meurent après l’accouplement.

En cas d’un temps défavorable, la fécondation réalisée peut-être incomplète ; les pontes de la reine seront anormales, disséminées dans le temps, et de durée limitée.

La reine rentre à sa ruche, pour se mettre à pondre. Elle ne sortira plus de sa ruche , sauf le jour, où la population devenue trop nombreuse en abeilles, se divisera en deux groupes ; un essaimera avec elle.

Ou un autre cas de figure, quand la reine aura vieilli, ou qu'elle ne peut plus pondre et féconder les œufs, elle sera remplacée par une nouvelle jeune reine.

A suivre l'essaimage

:abei:
Léa

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Message par gerard lorriaux » jeu. 26 mars 2009, 10:17

PASSIONNANT ! Merci beaucoup Léa. =D> =D> =D> :heart: :heart: :heart: =D> =D> =D>

Nous attendons la suite avec impatience.
Gérard
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Message par lea » jeu. 26 mars 2009, 22:01

Merci.

L’essaimage

Nous avons vu dans le sujet précédent que l’essaimage est un processus de division de la colonie en deux groupes.

La reine en titre, quitte la ruche avec une grande partie des abeilles ouvrières de tout âge. Le groupe d’abeilles, sortant de la ruche pour essaimer, s’agrippe à une branche, ou n’importe quel support, et se met en grappe. Les abeilles éclaireuses vont, soit chercher un endroit où s’installer, soit vérifier que l’endroit choisi, est bien libre.

Image

L’essaimage est dû à une colonie nombreuse, grâce à des conditions météorologiques avantageuses : beau printemps, quantité de fleurs, de pollen, de nectar, ponte importante de la reine. Dans une colonie, où il y a beaucoup de couvain, beaucoup de jeunes abeilles naissent, la place manque, le processus se déclenche plus facilement. Cela dépend aussi des races des abeilles.

Cette période se situe en principe entre avril et juillet.

L’essaimage est préparé deux à quatre semaines à l’avance. Du fait d’un plus grand nombre d’abeilles, la reine distribue mal ses phéromones pour diriger les activités de la ruche. Les abeilles ouvrières se mettent à construire des cellules royales, sur le coté ou le bas des cadres (alors que les places initiales des cellules royales sont au centre). Elles commencent l’élevage de larves, nourries à la gelée royales = des larves royales.

Entre temps, la reine est de moins en moins nourrie, afin que son abdomen rétrécie, et que sa ponte diminue. Les abeilles ouvrières, qui la suivront, se gorgent de miel pendant les deux ou trois jours précédent l’essaimage, ceci afin d’avoir suffisamment d’énergie pour reconstruire le nouveau nid, avant que les abeilles butineuses se remettent au travail.

Si les conditions météo sont bonnes, l’envol a lieu huit à dix jours après le commencement de l’élevage royal, soit 5 à 7 jours avant la naissance d’une ou plusieurs jeunes reines.

A la sortie de la ruche, notre nouvelle colonie se met en grappe, puis partent rejoindre leur nouvelle habitation.

Arrivée d'un essaim dans leur nouvelle ruche (mai 2008)
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Si les abeilles ne trouvent pas de coin à habiter avant l’hiver, elles seront très vulnérables.

Les abeilles forment un nuage d’un diamètre moyen de 10 m, à 3 m de hauteur, et à une vitesse de 11km/h. Les abeilles en cours d’essaimage ne sont pas dangereuses, alourdies par leur réserve de miel, et leur hâte de rejoindre au plus vite leur nouvelle ruche. Arrivées à la nouvelle ruche, les abeilles éclaireuses se posent sur la planche d’envol ou au dessus de l’entrée, et ventilent ; ceci pour inciter toutes les autres à entrer.

Dans une colonie très forte, il arrive qu’une troisième reine naisse. La reine N°2 entraîne alors avec elle, une partie des abeilles ouvrières = essaimage dit secondaire.

La colonie restante peut être suffisante en nombre, ou trop réduite. Les chances de survie seront plus difficiles, surtout pour un hiver long. La réserve de miel dépendra du nombre d’abeilles butineuses restantes. Il est évident que dans ce cas de figure, un coup de pouce pour passer l’hiver sera fortement recommandé, avec un apport d’un morceau de suc candy. Il sera placé dans une hausse, pour que les abeilles puissent se nourrir, sans dépenser trop d’énergie.

Autre cas : les conditions météorologiques sont déplorables, les abeilles ouvrières détruiront les larves royales en cours d’élevage ; la colonie restera dans la ruche.

A suivre

:abei:
Léa

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