11ème partie
Les fruits
Pour le botaniste, le mot fruit représente le produit de la métamorphose de la fleur contenant une ou plusieurs graines.
Le fruit est simplement l’enveloppe qui protége la graine.
Quand nous pensons
fruit, nous voyons, un beau fruit juteux, sucré, qui est généralement le résultat d’une sélection arboricole, car dans la nature, le même fruit est plus souvent plus acide, plus mince.
Les fruits sans pulpe sont appelés fruits secs, par opposition aux fruits charnus, qui ont une grande quantité de chair. Dans ce cas, la graine est entourée d’une coque.
D’autres fruits sont protégés en partie par une sorte de gaine (ou cupule = petite coupe formées d’écailles ou de bractées soudées qui enveloppent le fruit jusqu’à une certaine hauteur)) : les glands de chêne par exemple.
Ce sont donc, les bractées qui se sont soudées, pour protéger la graine dans toute sa croissance.
Le plus souvent, les parties stériles de la fleur se fanent et tombent, le fruit étant le protecteur de la graine.
La forme la plus simple et la moins développée du fruit est
l’akène : il ne contient généralement qu’une seule graine, qui ne s’ouvre pas à maturité ; on parle alors d’akène
indéhiscent.
Mais bien sûr il y a encore des exceptions :
Les châtaignes, les noisettes sont des akènes.
Encore un peu plus « tarabiscoté », les fruits des bouleaux et des aulnes sont des akènes mais on les appelle par convention des cônes, bien qu’ils soient différents de ceux des conifères.
Le marron d’inde est lui enfermé dans
une bogue (grosse boule sphérique, épineuse, divisée en deux ou trois valves).
Les noix et les amandes sont des
drupes, tout comme les cerises et les pêches.
Le samare, nom botanique, qui désigne le fruit de l’orme, est une akène comprimée dans une bractée plane, en forme d’aile pour voler dans le vent.
Chez les érables, les samares sont doubles, elles sont appelées
« disamare », car deux graines, et pour faciliter leur transport au fil du vent.
Vocabulaire spécifique:
le péricarpe = paroi intérieure du fruit ; il peut être composé de valves (emplacement séparé pour une graine) ou non. Dans les fruits charnus (à chair), qu’ils soient comestible ou non, les parois « le péricarpe » se sont épaissies, formant une masse molle gorgée de cellules de sucs nutritifs.
L’épicarpe est « la peau du fruit » qui entoure le péricarpe où sont immergés les graines ou les pépins.
Les fruits qui s’ouvrent à maturité sont appelés «
déhiscent ». On parle alors de «
capsule ».
Un agrume est divisé en
carpelle = quartiers
Voilà, la parenthèse vocabulaire est finie.
Les gousses, font aussi parties des fruits secs. Type de fruit des légumineuses arborescentes (févier) ou des légumineuses potagères (haricots).
Les drupes : fruits charnus avec noyaux.
Par exemple la cerise , le péricarpe est charnu et complexe car il se subdivise en trois parties :
- le noyau : une couche dur, rigide contenant l’amande ou la graine unique, ou parfois multiple = sclérocarpe
- une couche molle qui devient sucrée = mésocarpe
- la peau = épicarpe.
Le symcarpe est un fruit composé de multiples petites drupes :
des drupéoles : framboise, mûre.
Les baies : fruits avec pépins, même le grain de raisin. Le péricarpe est complètement souple et pulpeux. Une mince enveloppe « l’épicarpe » l’entoure.
Les fruits des agrumes sont appelés
des baies « hespérides ». Le péricarpe se divise en deux parties charnues :
- une externe, épaisse, creusée d’alvéoles où s’accumulent les produits odorants, l’écorce « flaveo. »
- la deuxième, est formée du zeste « albedo »
On déguste des cellules géantes, longues de plusieurs centimètres, qui sont gonflées de sucs.
Un fruit complètement à part, la grenade, dont le fruit est appelé en botanique :
« balauste ». Le péricarpe est coriace, formé de 8 carpelles (quartiers) avec deux étages.
Les poires et les pommes, bien que contenant des pépins, sont appelés en botanique
« piridion » : à cause de la formation partiellement induviale (induvie = parties de la fleur qui persistent et recouvrent le fruit). A la base du fruit (pomme, poire, coings, nèfles…) on retrouve les bases des sépales, pétales.
Les cônes des conifères : assemblage d’écailles fertiles. C’est en fait un rameau avec des feuilles transformées. Et en fonction des essences de conifères, il existe plusieurs sortes de cônes.
Toute l’ingéniosité des fleurs et des fruits n’a qu’un seul et unique but, la graine, le pépin.
La graine contient sous forme embryonnaire toute la promesse d’une plante, d’un arbre, d’un futur géant de la forêt. Elle est le réceptacle d’une force formidable et obstinée qui fera craquer les parois de son écorce. Le gland, la faine, la noix tombent au sol au pied de leur arbre et avec un peu de chance s’y enracineront. extrait du Larousse des arbres et des arbustes
Mais bien d’autres graines seront emportées par le vent, ou simplement distribuées dans les alentours, au gré des fientes d’oiseaux, ou enfouies un peu partout par les écureuils etc etc. La nature……… !
A suivre !
