
Dans la forêt
Au cœur de la forêt que l’hiver emprisonne,
La biche et le grand cerf aspirent au repos.
Tout est calme, paisible, aucun bruit ne résonne,
Le chasseur est parti, muets sont les échos.
Ils ont dû se cacher de toute cette clique,
Sauvages, qui voulaient les tuer à tout prix.
Ils vont enfin goûter à la paix bucolique,
Plus de trompes, de chiens, d’aboiements, plus de cris.
Côte à côte, sereins, parcourant leur domaine,
Ils veulent oublier qu’ils ont failli périr,
Lorsqu’ils étaient traqués par la horde inhumaine,
Qui voulait leur trépas, rien que pour le plaisir.
Ils ne comprennent pas l’acharnement bizarre,
Qui voudrait les priver du soleil, du printemps.
Ils ont toujours vécu loin de l’homme, barbare
Qui ne respecte ni l’espace, ni le temps.
Les hôtes des forêts restent sur le qui-vive,
Ils savent que trop tôt reviendra le chasseur.
Ils seront aux abois, et jusqu’à ce qu’arrive,
L’automne redouté, la saison de la peur.
C’est le calme absolu, muets sont les échos,
La biche et le grand cerf aspirent au repos.
10 décembre 2012









